L'exposition rend hommage à cette artiste de 87 ans, plus connue par son travail photographique, et montre environ 120 ouvres, entre peintures, gravures, batiks, ouvres de son père - l'artiste plastique allemand Erich Brill et des documents de sa mère, la journaliste et écrivain Marte Leiser.

LES FONDEMENTS DE LA FORME

L'art : refuge et espoir, le rêve d'une liberté perdue précocement devant l'adversité du destin, a écrit Alice.

Qui parcours la trajectoire d'Alice Brill, née en décembre 1920 à Colonne, Allemagne, peut observer sa détermination en chercher des nouvelles expériences et en utiliser de la technique pour les faire devenir réalité. Dès son adolescence (un peut conturbé par l'adversité du destin, selon elle-même), la créativité a été présente, et s'est manifestée à l'écrite, dans le dessin et dans la photographie.

Fille d'Erich Brill, peintre allemand, et de Marte Leiser, journaliste et écrivain, Alice a hérité le goût de l'art et de la philosophie, ses parents étant ses premiers professeurs. Les ouvres exposées appartiennent à la collection de la famille et représentent les divers moments de sa trajectoire, dans une production qui surprenne par l'éloquence.

L'exposition est divisée en 4 parties:

Dialogues

Sa participation au Group Santa Helena pendant les années 40 a proportionné à Alice une production artistique liée à l'art figurative, principalement l'étude du dessin des modèles vivants, activité qu'elle a repris dans les années 80.

En 1946 elle a fait ses études à l'Université du Nouveaux Mexique, aux Etats-Unis, perfectionnant les techniques de gravure, peinture et photographie. Un cours réalisé dans ce domaine lui a proportionné des nouvelles possibilités professionnelles et a influencé son travail plastique en général.

De retour au Brésil, elle a exercé la profession de photographe pendant plus de dix ans et a travaillé pour la revue mensuelle Habitat. Elle a photographié des artistes tels que Mario Zanini, Alfredo Volpi, Burle Marx, Sofia Tassinari, Yolanda Mohaly, Karl Plattner, Cássio M'Boi, Villanova Artigas et Lina Bo Bardi, et des villes comme Ouro Preto, Guarujá, Salvador et Rio de Janeiro.

Entre ses photo-reportages, deux sont plus significatives : dans la première, elle a registré les indiens Carajás à l'Île de Bananal. Dans la deuxième, elle a documenté des individus portant des troubles mentaux à l'Ecole Libre d'Arts Plastiques du Juquehy. Dans ce travail en particulier, Alice a considéré l'Art comme une forme d'intégration social, et sa caméra a réussie à capturer la spontanéité du regard de ces gens devant leurs propres productions.

L'artiste a réalisé plusieurs photos par occasion du IVème Centenaire de la ville de São Paulo en 1954, pour illustrer un livre qui n'a jamais été publié.

Quelques études en aquarelle et gouache on été faits à partir des images photographiques. Des compositions en noir et blanc des années 70 ont le « temps » comme sujet et témoignent une ville qui a grandi de façon compulsive, ayant comme conséquence la contraction de l'individu.

Rencontres

A partir de 1960, Alice a repris la peinture à l'huile. La vie urbaine de São Paulo était le sujet de ses travails décrits comme semi-abstraits car ils gardaient quand même une référence du réel.

Le batik, technique artisanal indonésienne, a possibilité des nouvelles recherches d'une expression spontané, qui l'a libéré des formes géométriques.

Les mémoires de ses voyages vers l'Asie, l'Orient et l'Amérique Latine ont apporté à ses peintures les coupoles et les tours des grandes mosquées, ainsi que les motifs floraux et vitraux de couleurs fortes et brillantes. Des escaliers, de la pierre, des fleurs et des Dieux occupent un nouvel espace dans l'imaginaire d'Alice.

Au delà de la bordure

Production plus récente, à partir de l'an 2000. Avec des couleurs plus fortes, son imaginaire gagne force. Des êtres fantastiques et des situations curieuses sont registrés dans des petits morceaux de papiers qui sont fréquemment collés dans les cahiers, en suggérant un monde intimiste sans limites.

Chemins de l'exile

Cet espace est dédié aux parents d'Alice Brill, et présente les voyages et les endroits représentatifs dans la vie d'Erich Brill à travers de ses peintures et de ses dessins. Il présente aussi des documents de la II Guerre, concernant le retour d'Erich en Allemagne et sa prison dans un camp de concentration - son dernier voyage.

Commissariat: Carla Ogawa
Du 3 juin au 15 juillet

Some pictures of the exposition