Fundação Armando Alvares Penteado
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THÉÂTRE

THÉÂTRE: UN NOUVEAU PROFIL DE POLITIQUE CULTURELLE INTÉGRÉE

Les feux d'artifice illuminent la Praça do Sol, dans les murs de la FAAP, et le quartier d'Higienópolis. Plus de six cents acteurs, metteurs en scène, dramaturges, professeurs et étudiants entourent l'acteur Paulo Autran qui fête, ce jour de septembre 2002, ses quatre-vingts ans. La ville a rarement vu une telle concentration de grands noms du théâtre réunis pour un hommage à un professionnel qui depuis soixante ans, monte sur scène avec la même assurance et le même talent. En diverses occasions, il s'est présenté à cinq reprises au théâtre de la FAAP. Ainsi cet hommage a-t-il eu lieu exactement dans un théâtre qui est l'une des références de la ville.

La salle est une des plus modernes et mieux équipées de São Paulo. Un théâtre dans une école et auprès d'un musée est quelque chose de rare n'importe où dans le monde. Il s'agit d'un lieu où l'art se manifeste à toutes les étapes de sa vie.

Le théâtre a connu une rénovation complète de toute sa structure technique. L'illumination a reçu une technologie de pointe, avec un nouvel équipement ; il y a eu doublement des points de branchement, et le système de projecteurs permet de réaliser n'importe quel effet quelle qu'en soit la complexité. Les loges ont été modifiées - toutes ont été peintes en couleurs claires, et équipées de douches, et leur accès, autrefois seul possible par la scène, a été facilité par une entrée indépendante. Dans le but d'améliorer le confort des spectateurs, il a été créé un service d'accueil gratuit, avec des hôtesses en plus grand nombre, les informations sont rapides, et en un instant le spectateur se retrouve à sa place.

Dans les années 40, lorsque Armando Alvares Penteado décida de créer une école d'art, il pensait déjà à un théâtre. Trente ans plus tard, une salle allait voir le jour à la FAAP, plutôt précaire au départ, dans le cadre d'un projet intitulé Supermarché du Son. Et en septembre 1976, était inauguré le nouveau théâtre, avec la pièce La moratoire, de Jorge Andrade. A la différence de nombreuses salles, le théâtre de la FAAP n'est pas seulement un espace « louable » pour une saison, il établit des partenariats avec des troupes professionnelles, amateurs ou expérimentales, de façon à encourager la production culturelle, en donnant l'occasion de débats et d'innovations.

On a pu y voir des pièces très différentes, de La Maison de poupée, d'Ibsen, en passant par La marge de la vie de Tennessee Williams, jusqu'au Ballet du Dieu mort de Flávio de Carvalho, texte polémique, qui en 1933 fut le premier pas du Théâtre de l'expérience, qui provoqua à l'époque l'intervention de la police des mours (qui « veillait à la bonne moralité »). A la FAAP, cette pièce fut montée dans le cadre de l'exposition Flávio de Carvalho, cent ans d'un révolutionnaire romantique. Cet exemple montre bien comment les arts peuvent interagir dans le contexte de la FAAP.

Au cours des cinq dernières années, la scène a vu défiler des personnages de Peter Handke, Pirandello, Ionesco, Tchekhov, Maria Adelaide Amaral, Maria Clara Machado, Alfred Jarry, Antônio Ermírio de Morais, Margaret Edson, David Auburn, Marta Góes, David Hare, Jeff Baro et Heleen Verburg, joués par les grands noms de la scène, comme Raul Cortez, Marília Pêra, Christiane Torloni, Irene Ravache, Karin Rodrigues, Regina Braga, Ana Paula Arósio, Luis Melo, Gabriel Nunes, Rogério Fróes, Diogo Vilela, José de Abreu, Débora Bloch, Adriane Galisteu, Irene Kaplan, Sonia Guedes, Cecil Thiré, Tania Bondezan, Beatriz Segall et Jonas Bloch, et dirigés par des personnalités comme José Possi Neto, Iacov Hillel, Jorge Takla, Cacá Rosset, Emilio di Biasi et Roberto Lage.

Mais ce ne sont pas que les grands textes et les grands noms de la scène qui sont passés par ici : le théâtre a accueilli des troupes peu connues, expérimentales comme le far ou le groupe Carro de paulista (qui explore l'univers de la jeunesse de banlieue). Des classiques éternels comme Oncle Vania, ont été montés, mais aussi des textes ardus et complexes, comme Silence de P. Handke. Il faut aussi mentionner Mário Bortolotto, auteur « maudit » dont les pièces A minuit un solo de sax dans ma tête et T'inquiète pas ont été mises en scène, et le provoquant Ubu roi, d'Alfred Jarry, monté par le groupe Folias Physicas, Pataphysicas e Musicaes. Le théâtre infantile de Ruth Rocha, de Simone Boer, de Helen Verburg y a eu sa place, aux côtés des concerts de Turíbio Santos, Achille Picchi, Niza Tank, Caio Pagano. La danse a également occupé les planches avec Ana Botafogo, la Compagnie de Danse contemporaine et le Ballet du théâtre Stanislavski (tous deux de Moscou), et le Ballet Folklorique du Centre artistique Nikolaievski (de Saint Pétersbourg). En somme, il s'agit d'une salle qui a abrité les grands noms de tous les arts de la scène.

Faisant preuve d'une politique culturelle propre, devenue sa signature, le théâtre de la FAAP a créé le Centre d'Arts de la Scène, avec des ateliers de dramaturgie, d'interprétation et de direction. De plus, en une attitude audacieuse, le centre prête son espace à des projets, qui, bien que devant être montés pour une date déterminée, ne disposent pas de local de répétition. C'est pourquoi on peut retrouver le logotype du Théâtre de la FAAP sur les programmes, invitations et affiches de nombreux spectacles qui se présentent dans d'autres espaces.

PARTENARIAT ET AIDES: DE NOUVELLES FORMULES

Des étudiants des diverses facultés de la Fondation, sans le concours de professeurs ou de metteurs en scène, ont pu monter des spectacles amateurs sous la tutelle du Théâtre FAAP. C'est également le Centre d'Arts de la Scène qui a été à l'origine de la présentation des moines du groupe Kung Fu Taiji, avec leur Défilé de costumes des cinq dynasties et de La Chine à travers le kung fu. Une fois de plus, on a pu constater l'interaction des divers secteurs, car ces spectacles ont été réalisés en complément de l'exposition Chine : l'art des empereurs, l'art quotidien et l'art contemporain, qui avait lieu au mab.